
Megadrive - MTV2
Vous vous souvenez de Trevor Heins? C’était ce petit connard de nazi qui posait des questions embarrassantes aux gens dans Wonder Showzen diffusé sur MTV 2 en 2005 et 2006. L’une des meilleures émissions de la Terre. Parmi les gamins de la rubrique Beat Kids, c’était notre préféré.
Trevor a grandi. Il est toujours aussi blanc, insupportable, et drôle, sauf que maintenant, il aime les gros engins motorisés et qu’il s’appelle Johnny Pemberton. Vous êtes certainement déjà tombé sur Megadrive dont les sept épisodes ont été diffusés sur MTV de novembre à décembre 2010. Le concept est simple : Johnny Pemberton, un post-ado qui a raté son permis de conduire trois fois, teste les machines les plus débiles, inutiles, et massives des États-Unis.La ressemblance entre Trevor et Johnny est frappante. Il est vrai que mener une interview de cette façon n’est pas original, mais ça fonctionne à tous les coups. Un peu comme une vidéo avec deux chatons qui jouent ou un gif avec des seins qui rebondissent dans tous les sens.
Lorsque Johnny discute avec les inventeurs ou les propriétaires de la machine tout en la conduisant, c’est magique. D’abord parce qu’il a peur, réellement peur. Et que même si il est complètement tétanisé, il parvient à rester agaçant et… espiègle. (oui, cet adjectif est très ringard mais il correspond parfaitement à Johnny Pemberton). Ensuite, parce que les types à qui il s’adresse tiennent énormément à leur monstrueuse voiture : soit parce qu’ils l’ont inventée et la considèrent comme leur bébé, soit parce qu’ils l’ont achetée et qu’elle leur a coûté plusieurs années de salaire, soit parce qu’il s’agit de professionnels qui en ont la responsabilité.
Au final, l’émission est mortelle pour plusieurs raisons :
1) Johnny et ses joues toutes roses.
2) Chaque véhicule est unique.
3) Une tension palpable à chaque épisode : Johnny conduit comme un manche des trucs qui sont souvent très dangereux.
4) Les interviews donnent souvent lieu à des échanges et des scènes vraiment bizarres. Johnny décrit les fous de la mécanique qu’il interroge ainsi :
« For the most part these guys are not the type of people that are used to talking to anyone about anything other than what size wrench you use to take off a manifold or all these other technical things. Some of them are not really people persons.* »
* : La plupart de ces mecs ne sont pas du genre à parler d’autre chose que de la taille de la clé à molette que tu dois utiliser pour retirer un collecteur d’admission ou tous ces autres trucs de techniciens. Certains d’entre eux ne sont pas vraiment des personnes.
